Naissance de la démocratie

Nous faisons suite à l’article précédant en parlant de la Démocratie -salvatrice de nos sociétés-  qui demeure l’unique échappatoire aussi bien pour les peuples que pour les  systèmes qui les gouvernent. De fausses questions circulent dans les milieux culturels, politiques à travers la masse médias et sous les voutes des parlements, auxquelles se suivent de fausses réponses : parmi ces fausses questions :

Peut-on islamiser la modernité ou moderniser L’islam ? L’islam, est-il valable à toute époque ?… « point de vue » El jabiri) . De telles questions sont dictées à l’esprit simple qui est incapable de faire la différence entre qui unifié de ce qui sépare ; ce qui est élémentaire de ce qui est secondaire.

Ainsi, la Démocratie est-elle le seul élément important qu’on n’aborde pas sérieusement pour des raisons idéologiques ou autres. Et pour ces mêmes raisons, El Aroui conclut que la Démocratie est implicitement un mythe, et de citer un grand nombre d’obstacles qui en font ce mythe : le penchant humain à s’auto- valoriser constitue le 1er handicap pour bâtir une démocratie réelle, on est face à la nature humaine qu’on ne peut pas modifier par l’art oratoire ou par des promesses vides ou plutôt demander au démunis d’être des exemples de patriotisme et de sacrifice sans en être l’exemple. Ce mal individuel est corroboré par l’éducation maternelle, puis par l’école, puis encore, par l’entourage. Et voilà le sectarisme qui se développe, l’intolérance, voire on est devant l’esprit  tribal qui bloque tout dialogue social ; l’analphabétisme, le manque de liberté, l’élite face à l’entourage du roi…(du répertoire politique El Aroui).

La Démocratie est disposée par trois étapes  nécessaires pour aboutir à sa plénitude : politique, économique et sociale.

Le contrat implicite entre gouverneur et gouvernés doit se manifester explicite, et être  révisée périodiquement pour limiter l’espace d’action du gouverneur au profit d’une communauté vigilante.

Certes, la vigilance populaire est la force de la presse, la liberté des académiciens, l’indépendance de syndicat… fruits de l’éducation sociale et de l’alphabétisation ou d’un soulèvement brutal indésirable que seul l’élite sincère, les partis politiques engagés et un syndicat unifiant la masse des travailleurs qui auraient fait éviter la société la 2ème alternative.

Pourquoi ?

Ces derniers constituent les piliers  de gouvernance politique pour ou contre leurs populations. Leur poids dépond de leur position vis-à- vis des situations déterminant l’avenir de leurs sociétés.

Dans des pays qui aspirent, pudiquement ,à  la Démocratie, les syndicats, partis politiques et l’élite intellectualisée doivent se démarquer de l’Etat pour récupérer une partie de leur face intacte et gagner la confiance de la population (orpheline) : elle est répudiée par le père Gouverneur ou l’Etat et la mère  société civile. Un mariage illicite. Il doit finir par la séparation.

L’élite est fragile parce qu’elle n’est pas enracinée dans le peuple et ne communique pas avec lui, elle ne vit pas ses soucis quotidiens. Elle est consumée par la théorisation et les conflits idéologiques au lieu de s’attaquer aux problèmes communs. Elle est fragilisée aussi parce  qu’elle reçoit une forte pression de l’entourage du Gouverneur.

Le syndicat est tiraillé par une minorité qui assure la pérennité de l’action timide syndicale et  la masse opprimée mais dépourvue de tout pouvoir ou vision nette et claire pour restructurer le statut du syndicat. La masse, par la force des choses, court derrière l’immédiat ce qui fait d’elle une victime de la minorité expérimentée à amadouer les esprits simples.

Toutefois, le parti doit constituer la première cellule de la révolution pacifique. C’est le premier champ d’expérience pour la Démocratie où la personnalité charismatique, historique, ou religieuse choient devant l’administration d’un parti dont les mandats de son secrétaire général n’en dépasse pas deux, le statut du parti ne lui attribue pas des pouvoirs absolus et que, pendant son mandat, il ne conclue pas des opérations commerciales. Aussi, le parti aurait-il séparé le politique de l’exercice économique. Un parti riche ne veut pas dire que son secrétaire général est riche, il n’est qu’un simple chef d’administration pour une durée limitée ; mais dans les pays pauvres le secrétaire général s’enrichit pendant que les membres de son parti sont appauvris.

Le parti c’est un petit modèle de l’Etat démocratique, il reflète son image :

Le gouverneur n’est plus l’Etat comme disait un jour Louis 14

Le gouverneur doit limiter ses activités politiques à un homme élu par un sondage universel et s’occuper uniquement des activités sociales

Cet homme élu par le peuple  ou chef d’Etat doit exécuter son programme politique sans tirer profit personnel

Le politique ne doit pas tenir les reines de l’économie, autrement dit, les politiciens ne doivent pas abuser de leur pouvoir pour effectuer des transactions commerciales sans compétitivité concurrentielle ou faire de leurs peuples des clients

L’Etat se réduit en une simple administration sur les autres administrations de la société. Il est en tête du pays, certes, avec un pouvoir sur tout son territoire

Cela apparaît drôle pour un citoyen de l’Europe de l’ouest ou pour l’Amérique du nord et aussi le Japon, mais c’est totalement magique dans les pays au la Démocratie connait les premières  démarches pour la réalisation d’un système démocratique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *