liberté de croyance dans le Coran

DIEU révèle sa Parole pure et intacte pour élever  l’Homme au rôle de Responsable, mais les humains, lorsqu’ils pratiquent la religiosité laissent leurs traces sur la Révélation, laquelle se démarque par sa pureté de toute pratique religieuse humaine, puis, ils imposent une sorte de culte et pratiques véhiculés par les prêtres.  Et c’est évident que les jurisprudences et leurs doctrines qui en découlent, s’écartent  du Texte révélé, parce qu’elles sont influencées  par le cadre socioculturel et politique qui supposent la création d’une nouvelle terminologie aussi bien loin qu’étrange de la Révélation.

A ce sujet, nous abordons la question des « mécréants » et leurs statut  dans l’Islam (avec I au majuscule), par le faite de savoir si on a le droit de croire, puis renier ce qu’on vient de croire ou non. Si c’est oui, qui assure-t-il cette liberté ? Et pourquoi l’assure-t-il ?

Evidemment, l’Homme est né libre, et bien qu’il ne jouisse pas de sa liberté réellement, il est né avec un sentiment inhérent, qui constitue une partie de son Esprit ( y compris la Raison) qu’il est libre de penser, de croire, de  bouger, de douter, d’apprendre et d’agir, mais , la communauté restreint le champ de «  la » liberté en imposant des règles sévères sous forme de tabous indiscutables et injustifiables.

Manifestement, la privation de l’Esprit de sa liberté, le réduit à un esclave aliéné à un pouvoir dominant , appuyé par des prêtres démunis de toute perspicacité – dans toutes les Religions- en s’appropriant le droit de parler au non de DIEU, et de véhiculer leurs uniques  interprétations des Textes révélés.

Cependant, le CORAN, Livre sacré des musulmans, assure-il la liberté d’apostasie ou non ?

Assurément, le CORAN – Parole de DIEU- confirme que l’Homme est libre de croire en DIEU Unique – Créateur de l’existence- ou de renier sa croyance. Cela se manifeste dans ses préceptes qui proposent aux polythéistes un dialogue rationnel et logique, dans le but d’appuyer cette liberté octroyée par DIEU – Maitre et Clément-  qui n’impose aucun  jugement ou condamnation terrestre  aux apostats, car tout jugement est reporté au Jour de Jugement dernier, ce verset le confirme : « Et dis (la vérité émane de votre Seigneur) quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroit. Nous avons préparé aux injustes un Feu dont les flammes les cernent… » (La caverne : al kahf 29) ; voire, Il expose leurs propos qui dénigrent le SOI DIVIN : « DIEU est pauvre, et nous sommes riches » (la famille d’Imran : al Imran, verset 181), ou encore : « la main de DIEU est fermées » (la table : al ma ida, verset 64).

Ce sont des versets que le musulman lit – ou censé lire- quotidiennement et font partie de culte coranique sans éprouver de honte, pour conclure, par la Raison, que : souiller le SOI DIVIN, ou tisser des mensonges de par tout, n’autorise à qui que ce soit d’être le bourreau, car c’est à LUI(DIEU) Seul le droit de qualifier les incroyants par renégats ou mécréants, et le droit exclusif de répondre à leurs mensonges, autrement dit , IL prend SA défense LUI-MÊME, contre toutes les catégories humaines, à savoir qu’IL rejette chaque accusation par une réponse correspondante : « ce sont certes des mécréants ceux qui disent :(En vérité, DIEU c’est le Messie, fils de Marie) alors que le Messie a dit :(O enfants d’Israël , adorez DIEU, mon Seigneur et votre Seigneur… » (La table : al ma ida verset73). Il s’agit d’un jugement particulier duquel ne découle pas de suite ; ainsi qu’IL ne donne pas le droit à qui que ce soit de juger ceux qui ne partagent pas avec lui sa croyance, pour les  injurier ou les qualifier de renégats, au contraire, il est de devoir des hommes de foi d’entamer un dialogue sage, ou citer des exhortations avec leurs contemporains, puis rapporter tout jugement au Grand Jour.

Chose dite,  chose faite, le Messager ultime -prière et salut soient sur lui- ne viola jamais la déontologie du Coran, qui dit : « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites :(Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre DIEU et votre DIEU est le même, et c’est à LUI que nous nous soumettrons » ( : L’araignée : al ankabut46). Il se soumettait, ainsi, au dialogue le plus doux sans incriminer  les incroyants sauf les injustes avec qui il rompait tout dialogue pour ne pas  les amener  à injurier DIEU : « N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors de DIEU, car par agressivité, ils injurieraient DIEU, dans leur ignorance… » (Les bestiaux : al an’am108). Ainsi, les versets suivants : « Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloignes-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si Diable te fait oublier, alors dès que tu te rappelles, ne restes pas avec les injustes. Il n’incombe nullement à ceux qui sont  pieux de rendre compte pour ces gens là. Mais c’est à titre de rappel. Peut-être craindront-ils (DIEU) » (Les bestiaux : al an’am68-69), ils insistent  sur ce  que les musulmans de foi, et les gens du Livre doivent lutter, côte à côte, contre les chauvinistes incroyants ; et c’est la raison pour laquelle le verset suivant cite : « et quand ils entendent des futilités, ils s’en détournent et disent 🙁 A nous nos actions, et à vous les vôtres. Nous ne cherchons pas les ignorants » (le récit : al kassas55).

D’emblée, le musulman ne doit pas citer pendant tout dialogue, les versets qui rappellent que les gens du Livre auraient conceptualisé que  Jésus soit fils de DIEU, ou que les juifs soient les fils bien aimés de DIEU, d’abord, ce sont des versets descriptifs des croyances antécédentes, secundo, ce sont le fruit d’exégèses que les prêtres auraient supposés pour leurs Livres ; qui n’ont pas eu leur part de révision, tel est le cas pour toutes les religions, ainsi que toutes les idéologies. Puis, ces versets descriptifs font partie du Texte Divin qui repousse les infamies collées au SOI DIVIN ! Et c’est à LUI Seul de dire cela ; quant aux musulmans, ils doivent se contenter de lire ses versets pendant leurs prières, pour la seule raison de ne pas commettre l’erreur des gens du Livre.

 

Toutefois, DIEU ne fait pas de discrimination entre ses créatures, IL n’appartient  pas à un clan contre le reste des humains, étant donné qu’IL transcende l’espace et le temps et que rien ne LUI ressemble, IL met ses créatures sur le même pied d’égalité, ainsi, IL donne une nouvelle version sur  Jésus : « Voilà ce que Nous récitons des versets de la révélation précise. Pour DIEU, Jésus est comme Adam qu’IL créa de poussière, puis, IL lui dit :(soit) : et il fut  »  (La famille d’Imran : al imran58-59-60) ; et quelle aurait été la position du Prophète Mohamed vi à vis des gens du Livre ? Le verset qui succède les trois dernières de la même sourate lui ordonne de ne pas répliquer ou contester. A ce stade là, s’arrête le rôle du Prophète après avoir cité la nature de Jésus, sans les qualifier par incroyants ou renégats, sauf invitation des deux clans de se maudire, c’est-à-dire que le menteur soit maudit le Jour du Jugement dernier, uniquement par DIEU : « A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’a qu’à dire 🙁 venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons  exécration réciproque en appelant la malédiction de DIEU sur les menteurs »(La famille d’Imran :al imran61).

Une fois encore, le Coran ordonne au Prophète par l’impératif « dis » d’entamer un dialogue sans injure ou insulte dans l’espoir de  se mettre d’accord sur le MOT COMMUN au lieu de se prendre les uns les autres des  seigneurs(en dehors de DIEU : « Dis : (ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions que DIEU, sans rien lui associer, et que nous nous ne prenions point les uns les autres  pour seigneurs en dehors de DIEU). Puis, s’ils tournent le dos, dites 🙁 soyez témoins que nous, nous sommes soumis) » (La famille d’Imran : al Imran 64) ; et en cas de refus, ni le Prophète , ni ses compagnons, ni les fidèles qui se succèderont, n’ont pas le droit de parler au nom de DIEU et coller l’hérésie ou l’apostasie aux gens du Livre, chacun de nous parle en son nom, sans piétiner le droit Divin qui prend SA plaidoirie LUI-MEME : « Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : ( En vérité DIEU c’est le troisième de trois) alors qu’il n’ya de divinité qu’UNE  Unique ! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux » (La table : al ma’ ida 72), mais aussi, IL repère deux catégorie des gens du Livre : «Mais, ils ne sont pas tous pareils. Il est parmi les gens du Livre une communauté droite qui, aux heures de nuit, récitent les versets de DIEU en se prosternant. Ils croient en DIEU et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes œuvres. Ceux-là parmi les gens de bien » (La famille d’Imran : al imr’an113-114), puis, de noter que DIEU : « IL connait la trahison des yeux, tout ce que les poitrines (intentions) cachent » (le pardonneur : gafîr40). Cela nous amène à conclure que personne ne doit se surestimer  qu’elle est de bonne foi, ou sous-estimer autrui qu’elle est de mauvaise foi. Nous sommes astreint de nous plier devant les paroles qu’IL  adresse  aux israélites ( dans le Coran) : « d’avoir de bonnes paroles avec les  gens » (La vache :al bakara83) ; autrement dit, le Coran trace de très beaux scénarios de dialogues fondés sur la maitrise de soi et le contrôle des émotions : «Et qui profère de belles paroles que celui qui appelle DIEU, fait œuvre et dit :(Je suis nombre des Musulmans. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousses (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux » (Les versets détaillés : fussilate33-34).

D’ailleurs, le Prophète qualifie les opposants Koraïchites par : « Dis : ô mécréants » dans la Sourate (Les mécréants : al kafiroun1) parce qu’ils se ventaient de l’être et s’était un  honneur pour eux d’être qualifiés par « mécréants et renégats », tandis qu’ils accusaient le Prophète par toutes les infamies possibles, tantôt menteur et fou, tantôt magicien, ainsi qu’ils considéraient ses fidèles de criminels et égarés de la communauté. C’est pour cette raison que « ô mécréants » ne les dénigraient pas et plus encore, la fin de la Sourate s’achève par : « vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. A vous votre religion, et à moi ma religion »(Les mécréants : al kafiroun5-6)  qui impose la liberté de croyance au vivant du Prophète et après lui, et tout ceux qui violent cette réalité s’opposent aux préceptes  Coraniques, alors que le musulman doit respecter par le maintien –avec ces coriaces- d’un dialogue paisible, sauf  le verset qui suit met le Prophète et ses fidèles à terme d’égalité avec les incroyants : « nous et vous sommes sur la bonne voix ou sur l’erreur incontournable », et plus loin encore, le verset suivant attribut l’acte criminel au Prophète, et l’acte tout court aux incroyants : « vous ne serez pas interrogés sur les crimes que nous avons commis, et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous faites» (Saba : saba’e25) c’est-à-dire, il ne leur confisque pas la bonté. Tout est rapporté au dernier JOUR.

En résumé, il ne faisait pas de ressort du Prophète d’accuser qui que ce soit, en son vivant,  par des qualités telle que : mécréants, renégats, apostats. Et si, après lui, quelqu’un s’en écarte, il se donne la valeur que la Prophète ne s’en est jamais attribuée.

mohamed Berrada

fberradamohamed@yahoo.fr

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