L’Islam versus islam(s)

Sans doute le musulman se croit être sur la voie de l’Islam. Et le non musulman ne doute pas, de sa part, que les musulmans pratiquent l’Islam ??

Cependant, est-il  vrai que la conduite des musulmans répond aux préceptes coraniques ?

D’abord, il est  nécessaire de cerner le terme « Islam » en  se conférant, uniquement, au Livre sacré : le Coran, pour ne pas errer ; étant donnée que de multiples interprétations furent collées, à travers l’histoire, à l’Islam pour des raisons multiples : politiques,  confessionalistes, ethniques, raciales (…) On dirait que l’on va dégager le terme des décombres d’il ya 14 siècles, depuis les umayyades qui avaient constitué la 1ère dynastie ethnique, laquelle  spolia l’Etat de sa neutralité et reproduisit un nouvel islam fondé sur les conquêtes des tribus voisines, puis des Etats limitrophes et, ensuite, des communautés lointaines. Ces conquêtes, n’étaient pas pour délivrer les opprimés, mais pour, ainsi l’indique le terme « conquêtes » lui-même, collecter le butin et dominer le chemin de commerce qui liait l’est à l’ouest ; ces coups d’épées assuraient  la suprématie de la race arabe vis à vis d’autres races  .En effet, cela se manifestait, d’abord, sur le plan politique en prenant Damas  nouvelle capitale du nouvel empire, au lieu de la Médine ville de prophète, pour neutraliser toute menace ; puis lier des alliances avec les tribus qui avaient  la mainmise sur les allées  commerciales, quant à ceux qui se convertissaient à l’Islam, de plein gré ou malgré eux, se voyaient contraints de verser des impôts au lieu de se faire immuniser par l’Islam. Ce fut, donc, le butin, le principal mobil des umayyades, et les dynasties qui les succédèrent. Pire encore, toute la communauté musulmane, arabe ou non arabe, s’éclipsait derrière ses tribus ethniques, lesquelles affichaient le titre tribal sur la communauté musulmane : umayyades, abbassides, ottomans (…)

Cette brève introduction ne délivre pas totalement le terme Islam des images effroyables qui s’attachent à lui depuis longtemps, mais, au moins, elle nous astreint à poser de grandes questions, et de nous soumettre à l’auto critique, que nous essayons d’éviter parce que l’on a peur de soi-même, de son image historique fusionnée avec l’Islam. L’histoire des musulmans n’est pas l’Islam !

Islam signifie : paix, salut, tolérance, altruisme, tel est indiqué dans le Coran. D’ailleurs cette nomination de musulman n’est pas dictée par DIEU, mais, d’après la version coranique, c’est un qualificatif que Ibrahim (Abraham) attribua à ceux qui le croyaient et qui optent pour la tolérance, le salut et la paix : « Et luttez pour DIEU avec l’effort qu’IL mérite. C’est LUI qui vous a élus ; et ne  vous a imposé aucune gêne dans la Religion, celle de votre père Ibrahim, lequel vous a déjà nommé « musulmans » avant ce Livre et dans celui-ci… » (Le pèlerinage : Al Hajj, verset 78). Cela va nous amener, par la force des choses, à mettre en question, toute notre culture historique : jurisprudence en tête, le hadith (propos attribuées au prophète dont les supports  sont des narrateurs qui remontent jusqu’au prophète, à condition qu’ils  se succèdent chronologiquement ?? Mais le texte est dicté par le dernier d’entre eux, d’un écart de 200 ans    du prophète ??) Qu’il soit conforme aux préceptes coraniques, ou qu’il s’y oppose (c’est-à-dire que le prophète soit il contredit le Coran, soit on a procédé au mensonge pour légitimer des actes violents et indécents commis par les « khalifes »)

Statistiquement, le terme Islam est cité dans le Coran 97 fois sous plusieurs formes dérivationnelles : Islam, salam, salim, aslam (…) et ne désigne pas les «  rituels obligés » car ils ne concernent  que les gens de foi ,ceux qui croient cœur et âme à Mohamed le dernier maillon de la chaine des prophètes, par ailleurs, l’on peut  inclure sous l’égide de l’Islam toutes les communautés-de croyances différentes- qui  optent pour la paix et le salut exigés  par DIEU, et personne, quelque soit son statut, prophète, compagnon, disciple, khalife n’a le droit de les exclure tant qu’ils ne perturbent pas  l’ordre de la communauté musulmane.

L’Islam est la Méthode la plus cohérente avec « ADDINE », celui-ci peut correspondre, sous réserve, au terme de Religion, étant donné qu’ADDINE est à DIEU, il est Véridique, et les religions sont des interprétations rapprochées ou éloignées d’ADDINE, lequel est cité 101 fois dans le Coran, pour éclairer les esprits qu’il s’agit de:

1-Croire en DIEU Créateur et Maitre de l’ici-bas et de l’au-delà, et croire au jour dernier.

2-Délivrer toute âme d’y croire par la force, à condition qu’elle effectue des actes bénéfiques, et pour elle et pour l’humanité.

3-Délivrer les gens de foi de réaliser des actes au-delà de leurs capacités physiques et morales.

4- Abdiquer les erreurs des ancêtres.

5- « DE » ce que, depuis Noé, les prophètes avaient pour tâche de libérer les  gens méprisables ; et les dix commandements représentent le squelette d’ADDINE, elles constituent la base élémentaire pour fonder une société juste.

6- Avant même de croire en DIEU, le Coran appelle à abnéguer toute divinité de l’ici-bas : astre, homme, statue, animal, doctrine, icône, (…), parce que rien, ni personne ne méritent le titre divin, autrement dit, on est au même pied d’égalité. Cette abnégation représente le marchepied de la FOI ; y accéder ou non dépend  de la conviction de chacun de nous.

Suite à ce que nous venons d’évoquer, l’écart entre «  l’Islam de Coran et islam(s) de  hadith », de l’histoire, des doctrines, des sectes, des dynasties(…) est immense. En voici quelques contradictions :

A titre d’exemple, le Coran attache la polygamie aux orphelins : « Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelins, il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou celles qui sont sous vos mains. Cela, afin de ne  pas faire d’injustice, et pour pouvoir entretenir vos familles » (Les Femmes : An-nisâ, ver. 2) dans une société tribale, patriarcale, masculine, où « la symbiose » sociale fait défaut ; alors que la jurisprudence reproduit la polygamie de l’époque préislamique sans réserve. La polygamie est  un acte social, vu la dépendance économique de la femme dans des sociétés patriarchales, sinon, pourquoi le Coran demanderait-il au musulmans d’épouser les veuves, divorcées et les pauvres (des deux sexes), si ce n’est pas pour des raisons purement sociales ?! : Pour la solidarité : « Mariez les veuves d’entre vous et les gens de bien de ceux qui sont sous vos mains, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, DIEU les rendra riches par SA grâce. DIEU est immense et omniscient » (La lumière : An-nour, ver. 32).

Deuxième exemple, on prétend que le prophète détenaient les prisonniers des agresseurs Koraïchites et  des tribus alliées,  de la Médine (Cité, si l’on veut)  et épousait leurs femmes, alors que le Coran lui interdisait et interdit de détenir des prisonniers, et lui imposait de les libérer ou d’obtenir, en contre partie, une rançon uniquement de ceux qui sont riches : « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru (agresseurs) frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement.  Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre  dépose ses fardeaux… » (Muhammad, ver. 4). Et ce fut la plus grande source d’esclava-gisme- que le Coran assécha, mais (…) ??    

Troisième exemple, on prétend que le prophète lapidait les adultères, alors qu’il s’agissait d’une peine juive, héritée des romains, puis, la communauté juive l’a amortie au fustigation corporelle tout court, sans déterminer les circonstances de l’acte, tandis que le Coran cible ceux qui exhibent leurs nudités, à l’instar des professionnels pornographes de notre époque, mais espionner un homme et une femme pour les prendre en flagrant délai est interdit : «O, gens de foi ! Evitez de trop conjecturer (sur autrui) car une partie de conjecture est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns les autres… » (AlHujurat ; les appartements, ver .12) ; ou déshonorer une femme immunisée sans être accompagné de 4 témoins doit entrainer une fustigation sévère au dépravé ; or, celui qui accuse sa femme ,  doit  jurer 4 fois qu’il a raison, quant à la 5è fois,  s’il s’avère qu’il ment DIEU le  déclarera maudit ; de sa part, l’accusée, elle, est censée jurer 4 fois qu’il ment, ou elle sera maudite à la 5è fois qu’elle jure s’il s’avère qu’il ne ment pas, car, entre conjoints, il n’ya pas de témoins, sauf la confiance ou la méfiance. Après l’échange de malédiction,  le Coran clôture la question de l’acte adultère sans donner de suite, autrement dit, la question de l’adultère est soumise au droit civil d’en décider. A noter que le prophète du son vivant n’eut jamais fustigé quelqu’un, alors que la tradition enregistre qu’il avait lapidé deux personnes, et comment la conscience collective aurait oublié un tel événement, qui provenait d’une seule voie ?? On peut conclure ce qui suit : soit que la fustigation était monnaies courante, et que l’on avait pas besoin de la transcrire, et cela s’oppose à la tradition qui insiste sur qu’elle transcrive le moindre détail d’ « actes et propos » du prophète dans les hadiths, soit que la lapidation fut l’une des plus graves mensonges rapportés dans la tradition !!       

Quatrième exemple, le statut de la femme fait un grand écho, puisqu’elle vivait et vit encore sous l’ombre de l’homme mâle : son apparence vestimentaire, son statut social, son droit d’occuper un poste vital dans l’Etat, sa part d’héritage (…) on dirait que la situation de la femme est fermement définie, mais en dehors du Coran. Rappelons le que, tel était son statut dans toutes les civilisations précédentes, ainsi qu’au moyen âge. Et la seule, voire l’unique période au elle s’émancipa réellement, sans spéculer, ce fut à l’époque de prophète. Comment cela ?

Effectivement, ça va paraitre bizarre de dire que les études qui ont abordé de tel sujet, ne ce sont jamais délivrés de la tradition historique, qui influence le Texte révélé lui- même, au de s’attaquer à Lui uniquement, avec un esprit critique mais vide d’idées préalables. Cela exige une étude à part, mais nous nous contenterons de citer quelques éclaircissements.

1-Lorsqu’on se pose la question si la femme aurait l’occasion d’accéder au pouvoir un jour, on fait appel à un hadith de la tradition dont le support historique qui le lie au prophète est fragile, voire le contenu lui même : « toute communauté se fait commandée par une femme, déclinera », d’un côté ; et de l’autre côté, ce hadith contredit carrément le Coran qui, primo, fait l’éloge à des femmes spécifiques et courageuses à leurs époques, et la reine de  Sébaa (le Yémen actuel) parmi elles, sa sagesse, son charisme, son courage, son intelligence. Et, bien sûr, il n’ya aucun verset qui interdise l’accès de la femme au pouvoir, sauf la compétence qui est valorisée ; secundo, toute une génération de femmes avait gagnée son indépendance, du faite que ces femmes avaient imposé leur force de caractère au vivant de prophète : d’abord, elles lui prêtaient, personnellement, l’allégeance après avoir effectuées l’exode, pour qu’elles respectent les préceptes coraniques ; puis, la lui prêtaient une 2è fois, côte à côte avec les hommes pour attaquer les Koraïchites, qui avaient détenu l’ambassadeur que le prophète leur avaient envoyé pour une trêve pendant le pèlerinage, quant aux héroïnes prodigieuses elles furent nombreuses ; encore, dois-je ajouter que la femme se libéra de l’angoisse de mâle, et se plaigna au prophète de ce que son époux la privait de son droit naturel et intime : « DIEU a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux(…) Ceux d’entre vous qui répudient leurs femme, en déclarant qu’elles sont pour eux comme le dos de leurs mères… alors qu’elles ne sont nullement leurs mères(…) » (Al-mujadalah : La discussion, ver.1 et 2).    Cependant, on n’a pas besoin d’énumérer les dégénérés   parmi les chefs d’Etats qui avaient entrainé leurs peuples au déclin par caprice, durant  six mille ans ; et, alors que 90% de femmes qui avaient succédé, accidentellement, au pouvoir, étaient en mesure de responsabilité(…) Certes, à une époque où la force musculaire  prédominait, la femme se voyait incapable de gagner la compétition, mais par manque d’assiduité, on inflige au Coran de telles infamies en se conférant au hadith précité qu’on ne doit pas comparer au Coran, son seul support est qu’on a fait dire le prophète ce qu’il ne doit pas dire parce qu’il  s’y oppose !

2-Son comportement vestimentaire représente un obstacle sérieux et pour la musulmane et la non musulmane : la 1ère le porte de peur qu’elle désobéisse au Coran, la 2ème voit qu’il s’agit d’une chosification de la femme, alors qu’on prétend que c’est le Coran  qui délimite son comportement vestimentaire : cacher les cheveux, mettre des chaussettes, des gants, voire même cacher le visage, mettre des ailles ?? Alors qu’au 7è siècle après Jésus, de tels accessoires n’existaient pas : pas de gants, pas de chaussettes, pas de caleçons, pas de soutiens-gorge !? Toutefois, le Coran qui nous confère au cadre historique, cite trois  verstes, pour déterminer le paraitre vestimentaire de la femme, dont l’un d’eux s’adresse catégoriquement aux femmes du prophète de ce qu’elles ne  doivent pas se balader hors de leurs foyers sans raison extrême : « O femmes du prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes afin que celui dont le cœur est malade (hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. Restez au foyer et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam ( Jahiliyah)… » ( Al-ahzab : les coalisés, ver. 31-32)   ; les deux autres versets donnent un aspect général de son comportement vestimentaire lié à deux événements historiques qui réorganisèrent le cadre social de la Médine.

a-Après la bataille d’Uhude tout près de la Médine, les musulmans reçurent un revers sévère des mécréants Koraïchites, et devinrent fragiles vu les pertes humaines, en particuliers des hommes, ce qui  stimula certains tribus voisines, y compris la communauté juive, à nuire aux femmes veuves, et même aux femmes du prophète en disant qu’ils les épouseraient après sa mort, cela va de soit, le Coran doit mettre fin à cette mascarade, pour qu’il n’yait pas de répercutions  néfastes au saint de la Médine . En effet, il appelle les  femmes du prophète, ses fille, les femmes de la communauté musulmane, d’étendre leurs habits au dessous de leurs jambes et de se camoufler lorsqu’elles se heurtent aux hommes malveillants, pour ne pas  se faire agresser par les injures, ou corporellement : « O prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des hommes de foi, d’étendre (cacher les parties sensibles du corps) sur elles leurs habits : elles ne seront pas reconnues et éviteront d’être offensées. DIEU est Pardonneur et Miséricordieux. » ( Al-ahzab :  les coalisés,ver.59).

b-Deuxième événement survient lorsque les femmes d’Exode et femmes veuves furent exposées aux diffamations, et qu’elles n’étaient prises en charge que par les hommes médinois, qui, par habitude, et sans avis préalables, pénétraient leurs huttes  pour leur offrir ce dont elles avaient besoin. Cependant, les médisances se déroulèrent de bouche à oreille, soit par les gens de foi eux même, soit par les hypocrites, qu’il y « avait »   une relation indécente entre ces hommes de bienfaisance, et ces femmes qui avaient besoin de charité : cet incident fut qualifié par le IFK (accusation d’adultère sans preuve). La sourate d’An-nour (La lumière) expose, entre autres, cet incident qu’elle qualifie de grave. Et sans trop détaillé, la sourate appelle les hommes de foi ainsi que les femmes de s’attacher à la pudeur, et par la même occasion, elle exige aux femmes de couvrir leurs seins, pourquoi ? Là, nous reviendrons sur nos pas pour rappeler, que  le contexte historique est un facteur élémentaire pour saisir les faits, car, à cette époque, la femme ne portait ni soutiens-gorge, ni débardeur, ni  caleçons, sauf le bout de tissu externe qui couvrait tout son corps, et s’elle se courbait, ses seins se manifestaient, par conséquent, le verset suivant lui fait signe de couvrir sa poitrine, pour faire rater aux hypocrite, et même aux hommes de foi  l’occasion de la taquiner : «Dis aux hommes de foi de baisser leurs regards et de garder leur chasteté(…) Et dis aux femmes de foi de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs autours que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voiles sur leurs poitrines(…) »( An-nour : la lumière, ver.30-31).  

3-Sa part d’héritage comparée à celle de l’homme ne constitue que la moitié. Doit-on modifier le Texte coranique ou l’accepter tel qu’il ?

En réalité, ni l’un, ni l’autre, l’héritage est en rapport avec le pouvoir financier, d’un côté, et de l’autre, il brise une culture qui existe jusqu’à nos jours, laquelle valorise le mâle en défaveur de la femme ; et bien entendu, il inaugure une nouvelle ère d’indépendance financière féminine.

Jadis, le mâle était la seule source financière de la famille, de la tribu, voire de toute la communauté. De son côté, la femme s’occupait du foyer, de la  progéniture, de son homme. La répartition de taches de telle manière, à cette époque et les époques qui suivirent était normale, ce verset l’affirme : « Les hommes sont  plus coriaces que les femmes, en raison des faveurs que DIEU accorde  à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font leurs biens… » ( An-nisa : Les femmes, ver. 34) ; cela donne le mérite à l’homme de s’attribuer les biens des parents à lui seul à l’époque préislamique, or, le Coran arrache une grande partie de cet héritage en faveur de la femme, il entame  UNE 1ère démarche qui entrainerait d’autres réformes ; sinon, doit-on comprendre que l’héritage n’est pas révisable ? Nous aurions tort de le dire, car, le Coran lui-même répète 3 fois tout au long du verset 12 de la Sourate (An-nisa : Les femmes), de retirer de l’héritage un legs à titre particulier – sans définir le bénéficiaire- ou un crédit que le défunt n’aurait pas honoré de son vivant, cela veut dire qu’il peut, avant de mourir, offrir quelque chose de plus à l’un des héritiers qui en ont besoin bien qu’il ait le droit d’hériter : c’est- à- dire que la part d’héritage est modifiable, sans préciser le pourcentage . Aujourd’hui, où la femme contribue au financement conjugale et familiale, voire même elle prend en charge ses parents, l’héritage aurait besoin de calculs minutieux selon l’apport financier de chacun, et son état matériel. La jurisprudence classique n’est pas assez compétente pour réaliser cela, on a besoin d’un esprit mathématique !!

En résumé, je me limite à ces cas de figure, et rapporter d’autre questions telles que l’esclavagisme, la relation conjugale, la relation entre la Religion(ADDINE) et les sciences, le Coran et les Livres qui le précèdent (…), mais je dois signaler que le Coran entame une nouvelle ère où l’humanité ne fut pas au rendez-vous, et avait raté plusieurs siècles du progrès – l’ethnie arabe en assume la plus grande responsabilité- ainsi que le Coran n’est jamais fermé sur lui-même, il  transcrit les éléments de base pour que l’on se libére de soi-même, et chacun de nous peut les interpréter selon son cadre socioculturel sans gêner la (ou) les communautés voisines. Reste à signaler que la Raison arabo musulmane ne s’émancipera que lorsque le Coran ce serait émancipé.

 

Mohamed Berrada

fberradamohamed@yahoo.fr

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